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Déclarations des 19 témoins, entendus par le juge du canton,

le 11 août 1815 à Hazparne

 

voir l'original p.10

 

Aujourd’hui onze aout mil huit cent quinze, nous Pierre Fagalde juge de paix du canton de Hasparren, délégué par Mr le juge temporaire d’instruction au tribunal de première instance de l’arrondissement de l’arrondissement de Bayonne, suivant son ordonnance du cinq juillet dernier, qui nous commet aux fins de l’instruction de la procédure relative au coup d’arme à feu reçu par Jean Ospital du présent lieu de Hasparren, et dont les circonstances sont constatées dans le procès-verbal de Mr le Maire de Hasparren, du vingt-huit juin dernier, avons procédé à l’audition des témoins et réception des rapports des chirurgiens, assignés en vertu de nos ordonnances du quatre du courant par exploit de Lissarague huissier ainsi qu’il suit :

 

 

(à la verticale sur la page 10)

Visé pour valoir timbre à Hasparren le onze aout mil huit cent quinze, debets quatre-vingt-trois centimes, à comprendre dans la liquidation des dépens.

 

 

1er témoin Jean Lorda-Pouthoua, maçon, agé de quarante-sept ans, habitant et domicilié de la commune de Hasparren, lequel nous a représenté la citation à lui donnée et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

 

Dépose que le jour indiqué dans le procès-verbal de Mr le maire, étant chez lui aux environs de la maison, il entendit un coup d’une arme à feu, vers les neuf heures du matin, qui se dirigeait des environs de la maison de Barçalon, qu’il entendit même le siflement d’une bale ; qu’environ cinq quarts d’heures après, il vit au devant de la maison de Pouthoua près d’une pile de foin, Larralde-Ploumai père, le me jeune de Mentachoury et le blêssé au moment où un second coup d’une arme à feu partit ; que de suitte il entendit les cris du blêssé, qui dit ah, ! il m’a tué : que le déposant courût vers la dt maison de Ploumay, ayant entendu immédiatement après le second coup et après l’intervalle  a peu près nécessaire pour charger une arme, un troisième coup, qu’arrivé à l’endroit où était le blêssé, il le vit ensanglanté, qu’il fit porter un matelas, sur lequel le blêssé a été transporté chez lui, déposant, où il a été traité pendant dix jours par les chirurgiens : qui est

 

voir l'original p.11

 

tout lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté, ajoutant qu’il vit martin Larralde fils premier né de Ploumay, prévenu , vers les sept heures du matin partant de chez lui avec un fusil et une carnassière, et se dirigeant vers l’église neuve, le témoin ayant requis taxe il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes, et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

                                                                                     Pierre Fagalde

                                                                                       Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                            Greffier

 

 

2e témoin  Jean-Baptiste Garat, tanneur, demeurant à Hasparren, agé de trente-huit ans,  lequel nous a présenté la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

                   Dépose ne rien savoir, persistant dans sa déposition, ayant requis taxe il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes et il a ci-signé

                            Baptiste Garat

        

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

Michel Fagalde

                                                                                              Greffier

 

3e témoin  Pierre Hiriart –Urruty, cordonnier demeurant à Hasparren, agé de quarante et un ans, lequel nous a représenté la citation à lui donnée, et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

                   Dépose ne rien savoir ; ajoutant qu’entre les sept et huit heures du matin du jour où le dt Ospital a été blêssé, le prévenu entra chez lui et y alluma sa pipe ; il était armé d’un fusil et avait une carnassière ; que le déposant lui ayant demandé où il allait, il répondit qu’étant demandé pour la garde nationale il ne voulait pas obéir aux ordres de l’empereur, qu’il allait s’enfuir ; qui est tout lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.                                    

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                    Michel Fagalde

                                                                                              Greffier

 

4e témoin  Jean Etchenique me de Joannes-ederra, cordonnier agé de vingt-neuf ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représenté la citation

 

voir l'original p.12

 

à lui donnée, et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

 

                   Dépose que vers les neuf heures du jour où le dt Ospital a été blêssé le prévenu ayant été chez lui avec un fusil et une carnassière, le déposant lui demanda où il allait, que le prévenu lui répondit qu’ayant été demandé pour la garde nationale, il ne voulait pas obéir, qu’il s’en allait : que le déposant lui ayant demandé pourquoi il avait le fusil, il lui répondit pour se défendre : qu’étant sorti, quelques instans après il entendit présque succéssivement deux coups de fusil. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

 

(à la verticale sur la page 12)

Visé pour valoir timbre à Hasparren le onze aout mil huit cent quinze, debets quatre-vingt-trois centimes, à comprendre dans la liquidation des dépens.

 

 

 

5e témoin  Dominica Larramendy, femme etchenique, agée de vingt-cinq ans, demeurant à Hasparren, laquelle nous a représenté la citation à elle donnée, et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parente, alliée ni domestique des parties, entendüe séparément et hors la présence du prévenu,

 

                   Dépose que le jour indiqué dans le procès-verbal précité et vers les neuf heures du matin le prévenu alla chez la déposante, avec un fusil et une carnassière, que sur la demande qu’elle lui fit, il répondit qu’il était appélé pour la garde nationale et qu’il était armé pour cela, qu’il sortit pour manger quelque prune et qu’il s’en fut ; qu’un quart d’heure après, la déposante entendit deux coups de fusil, près l’un de l’autre, qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition elle y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé

 

voir l'original p.13

 

un franc et elle n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

6e témoin  Catherine Dabbadie, femme Cassain, agée de cinquante-deux ans, demeurant à Hasparren, laquelle nous a représenté la citation à elle donnée, et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parente, alliée ni domestique des parties, entendüe séparément et hors la présence du prévenu,

 

                   Dépose que le jour indiqué dans le procès-verbal de mr le maire, et dans la matinée elle vit le prévenu avec un fusil et une carnassière, que la déposante lui ayant demandé pourquoi il avait cette arme, qu’il lui répondit qu’ayant été demandé pour la garde nationale il s’était armé, que quelque tensaprès, dans la même matinée elle entendit deux coups de fusil tirés a quelqu’intervale l’un de l’autre. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition elle y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

 

 

7 e témoin Jean Ospital, duranguier, agé de quarante six ans demeurant à Hasparren, lequel nous a représenté la citation à lui donnée, et après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, a déclaré être le blêssé dont il est parlé dans le procès-verbal de Mr le maire de Hasparren, entendu séparément et hors la présence du prévenu.

Dépose qu’ayant achetté à Larralde-Ploumay père, le foin de sa prairie située proche la maison, il était à le ramasser la veille du jour qu’il a étéblêssé  , lorsque martin Larralde fils premier né de ploumay, prévenu, parût et se mît à ramasser le foin dans la même prairie ; que le déposant ayant voulu représenté au prévenu que le foin lui appartenait celui-ci lui répondit d’une manière équivoque et continua à ramasser du foin et à le porter chez lui : dans cet état le déposant envoya

 

voir l'original p.14

 

son domestique prévenir Larralde-Ploumay père de l’entreprise de son fils. quelques peu de tens après me jeune de Mentachoury gendre du dt Larralde-Ploumay père, étant arrivé de la part de son beau-père dit au déposant qu’il fallait chercher des témoins pour défendre au dt Larralde de continuer de continuer l’enlèvement du foin ; que le déposant et le dit me jeune de Mentachoury  s’étant mis à même de chercher des témoins, lorsqu’ils les eurent réünis, une partie du foin avait déjà été enlevée et le dit martin Larralde s’était fermé dans son domicile ; le me jeune de Mentachoury dit alors au déposant qu’il eut à se trouver le lendemain chez mr le maire du lieu ; qu’ayant adhéré à sa demande il se rendit le lendemain chez mr le maire de bonne heure dans la matinée, où se trouvèrent aussi Ploumay père et son gendre Mentachoury ; que de la ils s’acheminèrent vers la maison de ploumay où ils attendirent mr le maire qui étant arrivé dit devant deux témoins aux dt Ploumay père Mentachoury gendre et au déposant ; de prendre le foin qui fut entré la veille par le dt martin Larralde  fils, dans la maison de l’emporter avec eux : qu’aussitôt il travaille avec les dt Ploumay père et Mentachoury son gendre à emporter le foin dont sagit , qu’étant occupés à le mettre en pile dehors et le déposant étant sur le pille de foin, le nommé jean Hiriart fils de Sallagaray vint dire au déposant de déscendre de dessus la pile et de laisser ce foin présque en même tens il fut atteint du coup de feu qui lui a traversé le corps ; qu’il fut transporté dans la maison de Pouthoua où il est resté dix jours la plûpart du tens agonisant, qu’il est ( ?) entre les mains des chirurgiens : il ajouta qu’il reçut le coup vers les dix heures du matin. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                          Greffier

 

 

8 e témoin Dominique Dartaguiette, cordonnier agé de trente-six ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité

 

voir l'original p.15

 

et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

Dépose ne rien savoir ; ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt-cinq centimes, et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                          Greffier

 

9 e témoin          Pierre Harriague, laboureur, agé de trente-sept ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose ne rien savoir ; ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                              Greffier

 

10 e témoin        Etienne Berhouague, cordonnier, demeurant à Hasparren, agé de cinquante-six ans, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré être parent d’alliance du blessé, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose que le jour indiqué dans le procès-verbal de mr le maire, vers les dix heures du matin, ayant déjà entendu un coup de fusil ; il y avait alors plus de demi heure, il en entendit un second qu’étant sorti hors de sa maison pour savoir se que s’était il en entendit un troisième tiré présque dabord après le second , qu’ayant vu du monde vers la maison de ploumay, il accourût de ce coté, et ayant rencontré Mentachoury et lui ayant demandé ce que c’était, celui-ci lui répondit qu’on avait tué le dt Ospital ; qu’ayant avancé vers la dt maison de ploumay, et étant avec le me ancien de Bihotch et sa fille, le prévenu survint et demanda ce que c’était ; que le déposant lui dit ; tient on dit que tu as tué jean Ospital, duranguier ; qu’alors le prévenu dit ; comment puis-je

 

voir l'original p.16

 

l’avoir tué, moi qui suis sans arme…..que le déposant la laissa là et fut vers la maison de ploumay, où il aida à transporter le blêssé chez Pouthoua. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

11 e témoin        Pascal Larramendy, négociant, agé de trente-neuf ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose que quatre ou cinq jours après l’époque mentionnée dans le procès-verbal de mr le maire, étant dans sa borde de coletenia à faire sécher du foin, le nommé martin Beheran fils de dorré, étant survenu lui dit, je serais curieux de savoir de quel endroit a peu près les coups de fusil qui ont été tirés ces jours passés, peuvent avoir été dirigés ? que le déposant lui dit alors, eh bien, voyez si vous trouvéz des traces ; qu’étant entré dans un tauzinat de dorré entre la maison de Colet et Dorria, le dt Beheran appella présque de suitte le déposant, qui s’étant approché remarqua avec le dt Beheran dans un bas fond du dttauzinat un fusil et à coté une carnassière ; que sans toucher l’arme, ils voulurent voir si de la on pouvait diriger des coups vers le devant de la maison de Ploumay ; qu’en effet, ils remarquèrent a une petite distance de l’arme, une position propre à diriger les coups vers le devant de la dt maison de ploumay : qu’ayant délibéré sur le parti qu’ils avaient à prendre sur l’arme qu’ils avaient trouvé, le déposant s’en chargea ainsi que de la carnassière ; en ayant fait part à mr le maire, celui-ci lui dit de les garder provisoirement : que le quatre du courant vers les huit heures du soir, le dt martin Larralde prévenu

 

voir l'original p.17

 

ayant été frapper a la porte du déposant, celui-ci l’ouvrit ; que s’étant introduit dans la maison il demanda au déposant, s’il n’est point vrai qu’il eut trouvé un fusil et une carnassière, que le déposant lui ayant répondu affirmativement, le prévenu lui demanda de vouloir les lui faire voir ; que le déposant ayant adhéré à sa demande, le prévenu reconnut pour être siens les fusil et carnassière que le déposant nous représente ; que sur le désir que le prévenu témoigna de prendre son arme, le déposant lui dit qu’il eut a produire des témoins et des pièces en due forme, qu’il les lui délivrerait ; que le prévenu étant sorti dehors, il fut l’instant d’après arrêté par la gendarmerie : demandant le déposant lui donner acte de la remise de la dt arme et de la carnassière, a quoi nous avons adhéré, et fait la déscription des dt objets, ainsi qu’il suit ;  un fusil de chasse ou la bale peut entrer , ayant sur le bois au dessus de la  ( ?), dans la partie du dessous une petite pièce rapportée fermant un petit carré, ayant une bandoulière de cuir, sans (pierre ?) ; une carnassière de fil doublée de toile, ou se sont trouvés dedans une poële à poudre de corne, sans poudre, un plombier de cuir avec un peu de plomb dedans, un tire bourre, un petit sac contenant deux bales ordinaires et quatre petites ; trois pierres à fusil, dont une paraît avoir servi, une mesure de charge de roseau, un peu de tabac à fumer. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc et vingt cinq centimes et a le témoin ci-signé avec nous et notre greffier.

                            Pascal Larramendy

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

12 e témoin        Martin Beheran, cordonnier, agé de cinquante-trois ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties,

 

voir l'original p.18

 

entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose que le quatrième jour après celui de la datte du procès-verbal de mr le maire de Hasparren précité, passant par la prairie de Coletenia, et s’étant arrêté avec le précédent témoin et quelqu’autres personnes, il fut question de l’affaire de Jean Ospital blêssé ; qu’ayant jugé que les coups qui furent tirés pouvaient avoir été dirigés de ces environs et voulant en chercher traces, il entra dans le tauzinat de Dorria, ou il découvrît bientôt dans un bas fond un fusil et une carnassière ; qu’ayant appellé le précédent témoin, après avoir remarqué un endroit d’où il paraissait qu’on pouvait diriger les coups vers le devant de la maison dt ploumay, le déposant vit à terre des morceaux de papier qui semblaient avoir servi de cartouches : qu’après avoir délibéré sur le parti à prendre pour l’arme et la carnassière, le précédent témoin prîts ces objets et s’en chargea. Ayant représenté au témoin les dt objets, il les a reconnus pour être ceux par lui trouvés ; il ajoute qu’il reconnaît que le plombier qui se trouve dans la carnassière appartient au prévenu, il ne peut point affirmer que l’arme ni la carnassière soient à lui. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                    Michel Fagalde

                                                                                             Greffier

 

 

13 e témoin                  Jean Hiriart, duranguier, agé de quarante-deux ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose que la veille du jour de la datte du procès-verbal il a entendu le blêssé et le prévenu se disputer sur la prairie de

 

voir l'original p.19

 

Ploumay ; que le blêssé ayant envoyé son domestique vers le père du prévenu, il vit arriver le me jeune de Mentachoury beau frère du prévenu, lequel s’étant joint au blêssé allèrent chercher des témoins ; que dans l’intervale le prévenu qui avait déjà transporté quelques charges de foin, rentra chez lui : que le lendemain, dans la matinée, vers les neuf heures, jour auquel le dt Ospital fut blêssé il vit vers la maison de Colet le prévenu, sans qu’il puisse affirmer s’il était avec ou sans arme : a lui demandé s’il n’est point vrai qu’un moment avant que le dt Ospital fut blêssé, il dit  a ce dernier de déscendre de dessus la pile de foin sur laquelle il était devant la maison de Ploumay ? Répond et nie. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y persiste et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

14 e témoin                  Laurent Londaïtsbehere-Dorré-vieux, laboureur, agé de soixante-un ans, demeurant à Hasparren, nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose qu’un quart d’heure du dernier coup de fusil qui fut tiré le jour indiqué dans le procès-verbal de mr le maire, le déposant vit en chemin le prévenu dans le bois de Bihotch, regardant vers la maison de ploumay, son domicile ; qu’ayant resté absent quelques jours et revenant du bourg de Hasparren, il se plaignit au déposant qu’il avait perdu un fusil et une carnassière de l’endroit où il les avait cachés crainte qu’ils ne lui fussent enlevés par les garnissaires ; qu’il savait a peu près chez qui ils étaient

 

voir l'original p.20

 

et s’ils ne lui étaient pas rendus bientôt, qu’il saurait bien a qui s’en prendre, prononçant ces dernières paroles avec un ton ménaçant. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

15 e témoin        Guilhaume Dartayette Bihotch, laboureur, agé de soixante ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose ne rien savoir quant a l’accusation principale ajoutant cependant qu’environ une heure après le dernier coup de fusil, le jour indiqué sur le procès-verbal vers les onze heures du matin, il vit le dt Larralde prévenu, monter du fond du tauzinat de Dorré, vers la maison du déposant en chemise et sans arme, ou il passa sans s’y arrêter. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

16 e témoin        Estebé Berhouague fils de Louberriboure, agé de quarante-deux ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée, et après avoir prêté

 

voir l'original p.21

 

serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, déclarant être parent d’alliance du blêssé , entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose qu’il accourut aux cris du blêssé, qu’il le soutenait sous un figuier près se la maison de Ploumay, lorsque le dernier coup de fusil partit, et duquel le figuier sous lequel il se trouvait fut touché, qu’il fut au bourg pour chercher le prêtre. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et le témoin n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

17 e témoin        Jean Harriague, laboureur, agé de trente ans, demeurant à Hasparren, lequel nous a représente la citation à lui donnée après avoir prêté serment de dire toute la vérité et rien que la vérité, et déclaré n’être parent, allié ni domestique des parties, entendu séparément et hors la présence du prévenu,

         Dépose que le jour indiqué dans le procès-verbal de mr le maire et dans la matinée, mr le maire déclara au déposant et à Hiriart Cadet de Sallagaray, témoin déjà entendu qui se trouvait à travailler dans la prairie de ploumay qu’il les chargeait de dire à martin Larralde prévenu que s’il empêchait son père, son beau-frère et le dt Ospital de prendre le foin qu’il avait enlevé la veille, qu’il n’auraît point à faire à eux mais bien à lui : qu’il vît le blêssé qui fut atteint du second coup de fusil qui fut tiré. qui est tout, lecture faite au témoin de sa déposition il y a persisté et ayant requis taxe, il lui a été taxé un franc vingt cinq centimes et il n’a ci-signé pour ne savoir écrire de le faire sommé par nous.

 

                                                                                              Pierre Fagalde

                                                                                                Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                                Greffier

 

18 e témoin        Le Sieur Jean-Pierre Lauga chirurgien, demeurant à Hasparren,

 

voir l'original p.22

 

qui nous a représente la copie de la citation à lui donnée préalable serment par lui prêté de dire toute la vérité et tien que la vérité, a fait son rapport sur l’affaire dont sagit ainsi qu’il suit ;

         qu’ayant été appellé dans la relevée du vingt huit juin dernier, dans la maison de Pouthoua, où avait été transporté le dt Ospital, et après l’avoir examiné, il s’est assuré qu’il était percé d’une bale de calibre, environ trois travers de doigts au dessus de l’omoplate droit, qui était sortie a la partie latérale inférieure et droite de la poitrine, après avoir fracassé la quatrième des fausses cotes ; que non seulement un l’a pas été en état jusqu’ici de travailler à son métier, mais encore qu’il ne peut déterminer l’époque a laquelle il pourra y vaquer, parce qu’il crache de tens en tens du pus : en foi de quoi le Sr Lauga a affirmé le présent rapport véritable et ayant requis taxe, il lui a été taxé cinq francs, et il a ci-signé avec nous et notre greffier.

                            Lauga

                                                                                     Pierre Fagalde

                                                                                              Juge de paix

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                              Greffier

 

19 e témoin        Le Sieur Jean-Baptiste Durruty chirurgen, demeurant à Hasparren, qui nous a représente la copie de la citation à lui donnée, préalable serment par lui prêté de dire toute la vérité et tien que la vérité, a fait son rapport sur l’affaire dont sagit, de la manière suivante ;

         Qu’ayant été le vingt-huit juin dernier, appellé immédiatement après le coup d’arme a feu reçu par le dt Ospital, dans la maison de Pouthoua, dans

 

voir l'original p.23

 

le lieu où il fut transporté ; après avoir examiné le blêssé, il s’est assuré qu’il était traversé d’une bale de calibre environ trois travers de doigts au dessous de l’omoplate droit, et qui était sortie a la partie latérale inférieur et droite de la poitrine, après avoir fracassé la quatrième des fausses-cotes ; qu’il ne peut point travailler encore a son métier de duranguier et qu’il lui est impossible de déterminer quant il sera en état de la faire parce qu’il crache encore du pus. en foi de quoi le dt Sr Durruty a affirmé véritable le rapport ci-dessus, et ayant requis taxe, il lui a été taxé cinq francs et le dt Sr Durruty a ci-signé avec nous et notre greffier.

 

                                      Durruty chirurgien

                                                                                     Pierre Fagalde

                                                                                       Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                           Greffier

 

         L’enquête étant terminée nous avons clos le présent procès verbal, lequel sera adressé à Monsieur le procureur du Roy près le tribunal civil de l’arrondissement, avec le fusil, et la carnassière avec les objets qui s’y trouvent dédans dont la déscription est ci-dessus faite ; De tout quoi à Hasparren, les jour, mois et an que dessus.

 

                                                                                     Pierre Fagalde

                                                                                       Juge de paix

 

                                                                                     Michel Fagalde

                                                                                           Greffier

 

         Enregistré à Hasparren le vingt aout mil huit cent quinze, folio quatre-vingt-neuf verso, Case sept, debets un franc dix centimes, à comprendre dans les liquidation des dépens.

 

voir l'original p.24

 

Du 11 aout 1815

Cahier d’information

Devant le Juge de paix

N°4

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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