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Interrogatoire de Martin Larralde par le juge d'instruction,

fait au tribunal de Bayonne le 5 septembre 1815

 

voir l'original p.25

 

Le procureur du Roi

         Vu l’instruction faite par mr le Juge de paix d’Hasparren sous la datte du 11e du courant cy-jointe, et les autres pièces de la procédure concernant lassassinat dont se trouve prévenu ( ? ) Larralde détenû dans la maison d’arret.

         Requiert mr le magistrat instructeur d’en faire le rapport à la chambre dans la forme et le delai prescrit par la loi, et conclut a ce que conformément aux dispositions de larticle 133 du code d’instruction criminelle les pièces de la procédure soient transmises à mr le procureur Général et, après soit décerné contre le prévenu une ordonnance de prise de corps pour être également adressée au meme magistrat en conformité de lart 134 du meme code

         Au parquet du palais de Bayonne le 13 aout 1815

                                                        (signature)

 

voir l'original p.26

 

Le cinq septembre mil-huit cent quinze, après midi, Nous Joseph Antoine Laborde Juge d’Instruction au tribunal de première instance séant à Bayonne étant en notre cabinet au Palais de Justice assistés de Jean Castaing commis Greffier assermenté du dt tribunal avons pris l’interrogation du la prévenue ci-après nomméeainsi qu’il suit.

         Interpellée de ses nom, prénom, age, profession et demeure ?

         (Elle) Il a répondu se nommer Martin Larralde agé de trente quatre ans cordonnier demeurant a Hasparren.

         Interrogé ou il était le 28 juin dernier ?

         Répond qu’ayant reçu le 23 un billet pour se trouver le 26 a Bayonne et ne se souciant pas de s’y rendre il aurait pris son fus il sortit de chez lui pour éviter les poursuites et qu’il resta errant pendant quelques jours.

         Interrogé s’il a eu quelque discussion avec Guilhaume Larralde maitre de Ploumé son père et Auger Iphar son beau frère.

         Répond qu’il est brouillé avec son père depuis longtems parce qu’il réclame ses droits mais qu’il n’a jamais eu rien avec son beau frère.

         Interrogé si le 27 du dt mois de juin il n’enleva pas du foin qui était coupé et séché sur

 

voir l'original p.27

 

une prairie de la Borde de Caselarenia exploitée par Jean Ospital, foin qui avait vendu par son père.

         Répond qu’il a enlevé sept a huit quinteaux de ce foin, qu’il a cru être autorisé a le faire parce que ce bien provient du chef de feu sa mere et sur lequel il a des droits.

         Interrogé s’il y a eu un règlement dans la famille ou s’il vivait avec son pere et son beau frère

         Répond qu’il ne vit point avec son pere, qu’il est retiré chez sa Grand’mere maternelle et qu’il n’a jamais pû obtenir de son pere le règlement de ses droits.

         Interrogé si pour venger de son pere et le même 28 juin dernier, il ne tira pas un coup de  fusil sur le dt Ospital au moment  ou il était occupé a faire une meule de foin qu’il venait d’acheter.

         Répond et nie

         Interrogé s’il a entendu dire, par qui, Jean Ospital avait été blessé.

         Répond qu’il ignore s’il a été blessé.

         Interrogé quel est le nom de la maison qu’il habite avec sa Grand’mere.

         Répond qu’elle se nomme Loumania.

         Interrogé si la maison Dorre ne se trouve pas voisine et si ce n’est pas de la qu’il a tiré un coup de fusil sur le dt Ospital.

 

voir l'original p.28

 

 Répond que le maison se trouve a une petite distance qu’il n’a point tiré de coup de fusil de cette position ni d’ailleur.

         Interrogé ou il a passé les huit ou dix jours qui se sont écoulées depuis le 28 juin jusque au 4 juillet jour de son arrestation et q’il n’a point été en Espagne pendant cet intervalle.

         Répond qu’il a passé ces jours dans diverses Bordes des environs. Mais qu’il n’a pas été en Espagne.

         A lui demandé s’il a été repris de justice.

         Répond que non.

         Lecture a lui faite de son interrogatoire il nous a dit que ses réponses contiennent verité qu’il y persiste et n’a signé pour ne savoir ce que nous avons fait avec notre greffier et le Sieur Pierre Salhaune interprete juré de l’idiome basque par le ministre duquel nous avons procédé aux interrogatoire.

                            Pre Salhaune                 Castaing

                           

                            Jh. A. Laborde

 

Fait communiqué a M. le Procureur du Roi

         Bayonne le 5 septembre 1815

                            Jh.A. Laborde

 

Du 5 septembre 1815.

Interrogatoire de Martin Larralde.

N°5

 
 
 
 
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